Un moratoire d’une génération apparaît AUJOURD’HUI essentiel…

Parce que la filière des gaz de schiste génère des gaz à effet de serre, lors de l’exploitation comme de la consommation, et que cela contribue aux dérèglements climatiques que nous subissons déjà.Compte tenu de la nature et de l’ampleur du problème, il conviendrait de mettre rapidement fin à cette filière, et ce, pour des décennies.

Parce que notre société, axée sur la consommation, doit rapidement diminuer sa consommation de ressources non renouvelables.Des programmes d’efficacité énergétique et de réduction à la source doivent être conçus et mis en chantier. Ce changement de mentalités axé sur la notion d’empreinte écologique pourrait requérir une génération pour se réaliser.

Parce qu’aller de l’avant dans l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste retarde le développement d’énergies renouvelables comme la géothermie et l’énergie solaire.Le développement au Québec d’une expertise solide dans ces domaines et des technologies associées pourrait prendre une génération dans le contexte économique actuel.

Parce que les baux d’exploitation de gaz et de pétrole ont une validité de 20 ans et que nous contestons leur statut juridique douteux, devant l’apparence de délits d’initiés et de proximité malsaine entre les gazières et le pouvoir en place.

Parce que connaître les incidences de cette industrie, compte tenu de la nature spécifique du sous-sol québécois et de nos zones habitées, et aussi du fait qu’elle s’est installée au sein de notre territoire agricole, nécessite des études environnementales dites cumulatives qui requièrent des décennies d’étude.

La complexité d’étudier à long terme l’impact sur des structures géologiques complexes imposent le principe de précaution au mois le temps d’une génération.

Parce que le prix des hydrocarbures aura considérablement augmenté dans 20 ans et que nous prendrons alors conscience de l’importance comme des conséquences de l’exploitation et de l’utilisation de cette ressource fossile.

AUJOURD’HUI, parce que les installations de traitement des eaux au Québec ne sont pas en mesure d’assainir les eaux polluées par les opérations de fracturation. Pour y arriver, des investissements majeurs devront être consentis. Il est peu probable que les compagnies gazières y contribuent.

UNE GÉNÉRATION, car c’est la représentation de l’enjeu vital qui nous mobilise dans cette lutte : NOUS, nos enfants, et les enfants de nos enfants.

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